Résidences et présentations publiques

Le soutien à la création et à la recherche est une des missions fondamentales du CDC. Aussi, tout au long de l’année Le Gymnase accueille des compagnies en résidence. Certaines de ces périodes de travail pourront donner lieu à une présentation publique ou à une représentation dans le cadre d’un des temps forts de la programmation.

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Christophe Haleb
La Zouze (Marseille)
Retour sur terre
En résidence du 5 au 10 septembre 2016 au Gymnase.

christophe-haleb-180-2Ce solo, chorégraphié pour et avec la complicité d’Olivier Muller, aborde le rapport que l’adolescence entretient avec la plasticité du corps, le trouble identitaire, les liens avec la planète. L’espace sonore et musical de Benoist Bouvot interroge les contradictions et les aspirations que porte en elle l’adolescence comme symptôme de notre temps. Il pourrait s’agir ici d’ouvrir la réflexion sur nos conditions d’existence, nos liens avec la technologie, la terre et la nature (humaine), comme une nouvelle force géophysique. Une spéculation sur notre impact environnemental, en mode science-fiction. Nos corps en transition ont besoin de s’ajuster à ce nouvel âge terrestre, de se réadapter à la pesanteur… Mais de quoi a-t-on besoin pour revenir sur Terre et penser nos futurs ? Quels nouveaux équipements, attachements ? Que mettre dans nos sacs à dos ?

La pièce sera accueillie le 4 avril pendant le festival Le Grand Bain.


Samuel Lefeuvre & Florencia Demestri (Belgique)
Le terrier
En résidence du 12 au 16 septembre 2016 au Gymnase.

Le terrier aborde le territoire de la représentation et la notion même de représentation comme terrains de jeu et de recherche, en partant d’une amorce narrative à la fois simple et « fantastique » : et si le Théâtre, cet outil à fabriquer des fictions, n’attendait que l’arrivée d’un spectateur pour le déformer et l’avaler ? Et si la Boîte Noire pouvait faire preuve d’une volonté propre, d’un libre-arbitre et devenir ainsi elle-même une machine à fabriquer une multitude de fictions possibles, aucune plus plausible qu’une autre, aucune moins étrange ?


Esther Mollo & David Ayoun
Théâtre Diagonale (Lille)
Le Corps Utopiques
En résidence du 19 au 23 septembre, du 17 au 29 octobre et du 21 au 26 novembre 2016 au Studio du CDC.

esther-480Le Corps Utopique de Michel Foucault est avant tout un texte radiophonique, porté par une voix. On y parle du corps par son absence, on en parle par sa vibration. Du quotidien à la mort en passant par les grands mythes, sa narration l’amène à réévaluer sans cesse son rapport au corps vis à vis de l’utopie. Pour Foucault, le corps est une histoire de conscience. Il évoque le corps du danseur comme un corps à la fois parfaitement incarné dans l’ici et le maintenant et dans l’utopie. Ce texte serait donc un voyage pour se réapproprier la perception du corps dans une articulation entre intérieur et extérieur de soi. Le corps numérique serait-il ce corps fantasmé et utopique ? Comment l’interprète peut-il faire dialoguer ce corps numérique avec son corps incarné, physique ? Peut-on faire ce chemin avec nos outils ?

Dans le cadre du dispositif « Pas de côté » de la DRAC Hauts-de-France.


Mathieu Jedrazak
Brigitte Nielsen Society (Lille)
Le corps musicien
En résidence du 19 au 23 septembre, du 19 au 30 octobre et du 27 au 31 décembre 2016 au Gymnase.

mathieu-jedrazak-480L’envie de sortir des sentiers battus et de requestionner la forme récital, tant par le contenu du programme que par les manières d’y parvenir. L’instrument étant déjà une scénographie en soi, comment le corps peut réagir en présence de l’instrument hors cadre de jeu, quand l’interprète ne s’exécute pas, ou de manière différente.
Une préexistence musicale silencieuse.

Dans le cadre du dispositif « Pas de côté » de la DRAC Hauts-de-France.


Mark Tompkins
Cie I.D.A (Paris)
BAMBI un drame familial
En résidence du 31 octobre au 4 novembre 2016 au Gymnase.

Présentation publique : jeudi 3 novembre à 19h au Gymnase.

bambi-480La pièce est construite autour des thèmes du double, de la transformation, la dé/construction, la présence/absence, à travers la juxtaposition de deux duos simultanés et complémentaires : un vieil artisan et son jeune apprenti et des jumeaux androgynes.

La pièce sera accueillie le 5 avril pendant le festival Le Grand Bain.


Emmanuel Eggermont
L’Anthracite (Lille)
Πόλις (Pólis)
En résidence du 3 au 13 janvier 2017.

 Présentation publique : jeudi 12 janvier à 19h au Gymnase.

polisInterroger le processus de formation et d’organisation de la « cité » antique, moderne, ouvrière, interdite, sensible, virtuelle… La « cité » en tant que notion tout à la fois urbaine, sociale, imaginaire, topographique, mythique, historique. Faire appel dans le processus de création au géologue, à l’archéologue, au philosophe, à l’habitant… pour creuser cette question. Percevoir les participants comme autant de microcosmes à examiner. Questionner notre aptitude à construire ensemble. Travailler sur l’idée de strates, de recouvrement. Effectuer un carottage stratigraphique interne et externe. Prendre conscience de la richesse de ce qui se superpose en nous et autour de nous. Eprouver notre capacité à voir au-delà de la couche superficielle…

La pièce sera créée le 30 mars pendant le festival Le Grand Bain.


Nathalie Baldo
Cie La pluie qui tombe
(Lille)
Un cerf au sabot d’argent
En résidence du 25 janvier au 4 février 2017 au Gymnase.

nathalie-baldo-480Le conte de Pavel Petrovich Bajov, dont le spectacle est une libre adaptation, suscite un imaginaire fort autour de la neige, de la solitude, des profondeurs de la forêt l’hiver, de la vie animale. Il soulève aussi certaines questions comme : qu’en est-il de nos espaces de solitude ? Qu’en est-il du dialogue entre les générations, de la question de la transmission ? Comment l’enfant se construit, trouve sa place dans le monde, comprend qui il est, à travers des histoires partagées et particulièrement à travers les contes, les mythes ? Que reste-il de nos rêves éveillés ? Qu’en est-il de notre rapport à la vie sauvage ? Triturer le conte. En extraire ce qui nous intéresse aujourd’hui. En garder les images qui nous interpellent, en développer d’autres, raconter ce qui n’est pas dit. Un déplacement. Un décentrage.

La pièce sera créée le 5 février 2017 pendant le festival Les Petits Pas.


Thibaud Le Maguer
(Lille)
Virages
En résidence du 20 février au 1er mars 2017 au Gymnase.

 Présentation publique : mercredi 1er mars à 19h au Gymnase.

virages-480Virages rassemble un groupe d’individus autour d’une action quotidienne, marcher. Une marche néanmoins particulière en ce qu’elle s’engage dans un espace clos et dans un déséquilibre sur le côté qui génère une circularité des trajectoires. Ne reste de la marche qu’une dynamique, un élan, un « aller vers » continuel et une occasion d’inscrire dans le présent une circulation, un mouvement collectif. Cette performance se tient en une expérience visuelle vertigineuse ou l’entre-deux corps apparaît. Les individus semblent disparaitre et l’espace se manifeste.

Une première maquette de ce projet a été présentée dans le cadre des Danses à l’Endroit en juin 2015.


Ayelen Parolin
(Belgique)
Autóctonos
En résidence du 6 au 10 mars 2017 au Gymnase.

 Présentation publique : jeudi 9 mars à 19h au Gymnase.

autoctonos-480Nous sommes tous des autochtones, et tous des étrangers…
« L’hospitalité ne devrait pas être une simple juxtaposition de différences, avec domination d’un modèle sur tous les autres. Au contraire, elle exige une prise en considération des autres logiques, des autres libertés, pour rendre chaque façon d’être plus multiple, plus complexe. » À partir de cette citation de Julia Kristeva, Ayelen Parolin entend développer une danse de révolte, à la fois plurielle et collective. Une danse qui multiplie, inclut et complexifie son langage en s’inspirant librement de rites et traditions puisés dans différents points du globe. Une danse pour six corps, complexes eux aussi. Des corps à la fois semblables et singuliers, universels et autochtones, composant dans la danse leur propre partition musicale percussive.

La pièce sera accueillie dans le courant de la saison 17/18.


Frédéric Ferrer & Simon Tanguy
Cies Vertical détour (Montreuil) et Propagande C (Saint-Brieuc)
Allonger les toits
En résidence du 13 au 18 mars 2017 au Gymnase.

Allonger les toits est le fruit de la rencontre entre Frédéric Ferrer, auteur, acteur et metteur en scène, et Simon Tanguy, danseur et chorégraphe, pour les Sujets à Vif du Festival d’Avignon 2015. Ensemble, ils ont voulu travailler sur la question du corps affecté : comment tout fonctionne ? Comment tout agit ? Comment tout affecte et s’affecte ? Allonger les toits est une invitation à la déclinaison des enchaînements, des liens, des discours et des mouvements. Roof-stringing (suspension du toit) et Lenghtening the brain (allongement du cerveau) sont deux affectations que James Thilly Matthews, premier cas de schizophrénie diagnostiqué et étudié, a vécu dans sa propre chair. Ce dernier a tenu un journal pendant son internement, et c’est à partir de ses notes illustrées que Frédéric Ferrer et Simon Tanguy proposent une nouvelle lecture des effets observés.

La pièce sera créée les 28 et 29 mars 2017 pendant le festival Le Grand Bain.


Matthieu Hocquemiller
Cie A contre poil du sens (Montpellier)
Fiasco
En résidence du 10 au 21 avril 2017 au Gymnase.

fiasco-480Ce projet de recherche aboutira à la création d’un duo conçu, réalisé et interprété par Matthieu Hocquemiller et Mathieu Jedrazac. Ensemble, ils ont créé une Auto-porn box en 2015. Fiasco s’inscrit dans la continuité de cette complicité artistique.
Ce nouveau projet est une interrogation du corps masculin, de sa représentation et des « valeurs » qu’il véhicule. Les deux artistes souhaitent travailler à une déconstruction du corps masculin, dans une perspective « queer » et féministe. Ils entendent par « féministe », une entreprise d’interrogation des structures de « pouvoir » dans le corps et par « queer » une entreprise de déconstruction de la norme.


Léo Lequeuche

Cie Velum (Lille)
Cent mille ans
En résidence du 9 au 12 mai 2017 au Gymnase.

 Présentation publique : jeudi 11 mai à 19h au Gymnase

leo-lequeuche-480Après avoir habité au Japon et notamment dans la région de Fukushima, Léo Lequeuche amorce une démarche visant à représenter le nucléaire sur scène. Il a présenté durant la saison 2014/2015 plusieurs étapes de recherche et travaille maintenant à une création pour 2018.
Spectacle mêlant installation plastique et recherche chorégraphique, Cent mille ans fait se rencontrer les échelles de temps et d’espace de l’humain avec celles du nucléaire. Qu’est ce que l’homme à l’échelle atomique sinon du vide ? Et que restera-t-il de nos corps après les milliers d’années que dure la radioactivité ? Rien.
Cette résidence sera l’occasion d’expérimenter l’écriture chorégraphique avec deux interprètes autour d’un objet emblématique du nucléaire : les combinaisons intégrales de protection.


Farid Ounchiouene
Cie Farid’O (Lille)
L’oeil du loup
En résidence du 1é au 16 juin 2017 au Gymnase.

A l’origine de la nouvelle création de Farid Ounchiouene, il y a la rencontre du chorégraphe avec le conte de Daniel Pennac, L’œil du loup. Un conte d’aujourd’hui qui ne peut se soustraire aux interrogations actuelles. Une grille. Un loup, un enfant. De l’Alaska au Sahara, des destins en miroir. L’histoire de deux histoires qui se croisent dans un jardin zoologique désert. Deux chemins parcourus – ceux d’un vieux loup d’Alaska et d’un jeune garçon venu d’Afrique – qui trouvent à se dire, enfin, dans l’œil de l’autre. Sur scène deux danseurs, deux corps qui s’observent et cherchent le fragile équilibre entre expression de soi et découverte de l’autre. Comme un délicat apprentissage de la rencontre, entre immobilité et mouvement, mimesis et expression de soi.


Jan Martens
(Belgique / Pays-Bas)
Rule of three (titre provisoire)
En résidence du 19 au 30 juin 2017 au Gymnase.

 Présentation publique : jeudi 29 juin à 19h au Gymnase. 

Après avoir créé The common people, qui sera présenté dans le cadre du NEXT festival en novembre 2016 avec une cinquantaine d’habitants de Roubaix et de Courtrai, Jan Martens retrouve le plateau avec des danseurs professionnels (Steven Michel et Julien Josse de The dog days are over entre autres) pour un nouveau projet combinant la chorégraphie, une batterie jouée en live et de la musique électronique.

La pièce sera programmée dans le courant de la saison 17/18.


Samira El Ayachi
(Lille)
Coupures (titre provisoire)
En résidence du 3 au 7 juillet 2017 au Gymnase.

« Je me sens coupée de mon bras coupée de ta jambe coupée de notre odeur coupée de ta peau je me sens coupée du monde par les objets du supermarché je me sens séparée de mon corps par l’écran de télé dissociée de notre bouche par la voix des hommes. »
Auteure de l’intime, Samira El Ayachi collecte la parole des gens qu’elle rencontre, crée des formes où la voix des autres et son écriture s’entrecroisent. Elle a publié deux romans et collabore régulièrement avec le spectacle vivant. Pour Samira El Ayachi, aux interstices de la vie, s’exprime ce qu’elle nomme son « Autre corps » : l’écriture. Pour cette recherche, il s’agira de creuser comment les écritures du dehors s’inscrivent dans la matière et comment le corps avance avec ces voix d’ailleurs. Prise entre les injonctions orales et écrites qui fusent de toutes parts, comment la voix intérieure peut-elle surgir ?